Samedi matin, 7h30, sur le parking de l’Aiguille du Midi. C’est un peu la cohue, le télé n’a pas l’air de vouloir ouvrir à l’heure, les appareils CB ne marchent pas… bref, le démarrage est un peu poussif.
Après une discussion avec un guide, on s’apprête à revoir nos plans : il nous dit que le Couloir Puiseux risque d’être bien chargé, qu’il est tombé 45cm les jours précédents. Pas de problème, on prendra une décision là-haut.
A 8h, on force un peu le passage pour monter dans la première benne.
On se dirige ensuite vers l’Envers du Plan, tracé par 3 ou 4 skieurs devant nous. Très vite, on se rend compte que les conditions sont parfaites : la neige est tombée sans vent, en couche homogène sur un fond bien sain. Aucun risque de plaques, c’est décidé on file au Puiseux.
Quelques pas pour accéder à l’Envers du Plan :

Le ciel est limpide, la neige abondante:


Les premiers virages sur l’Envers nous mettent bien la banane:



L’itinéraire est avalé dans une neige de cinema…
Sur la Salle à Manger, on met les peaux, en direction des Périades. On arrive quelques minutes après la foule des grands jours, descendue par la Vallée Blanche classique pour gagner quelques centaines de mètres.


Vers 3000m, on arrive au pied du Couloir Puiseux. En se pressant un peu, on gagne quelques places dans l’ascension du Couloir. Vu du bas, il parait bien tranquille et rapide. Quand on est dedans… c’est une autre histoire. En fait il est looooong comme un jour sans pain !

C’est parti:


Quelques 400m plus haut, la Brèche Puiseux est en fait une minuscule arête exigüe où l’on tient difficilement à plusieurs… mais devant l’affluence au rappel, il faut bien patienter !

Un groupe de 9 skieurs (!) pas très aguerris aux manips nous prête sa corde pour aller plus vite. 30m de rappel vite enquillés, on débouche sur l’immense glacier du Mont Mallet, pour une descente mythique dans la poudre.
Vue sur la face N des Grandes Jorasses… faut avoir le moral.

Les Périades, derrière nous:

Et c’est parti.

Après plus de 1000m de descente excellente, on se laisse gentiment glisser jusqu’au Montenvers.


7h de course, pour presque 3000m de descente et 15km parcourus… une superbe journée !
Toutes les photos ici !
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Je rentre de Singapour, où j'ai passé presque une semaine. J'ai rapporté pas mal de photos, ainsi que quelques impressions, livrées ici en vrac en guise de commentaires sur les photos.
Le Regent Hotel - Four Seasons.
12 étages, construction en forme de pyramide inversée, à tel point que ça file le mal de mer, toutes ces coursives concaves.
Un peu too much à la longue: 3 personnes rien que pour ouvrir les portes et porter les bagages... Parfois on a envie d'un peu de simplicité, mais j'imagine que c'est ça, le luxe: faire le blasé en prétendant que c'est trop.

Orchard Road.
Genre de Champs Elysées de Singapour: des centres commerciaux plein de boutiques de luxe partout, sur 3km d'avenue. Néanmoins, la vie nocturne y est agréable, il y a beaucoup de monde même tard le soir.

Little India.
Je ne suis jamais allé en Inde, mais c'est comme ça que je l'imagine. J'ai bien aimé flâner dans ces échoppes très typiques, et croiser ces indiens moustachus en pantalons pattes d'eph et chemises des années 70.
Ca sent l'encens et les épices.



Le Métro.
Propre et aseptisé, il n'en demeure pas moins redoutablement efficace. Les Durians y sont interdits à cause de l'odeur pestilentielle qu'ils dégagent (le goût n'est pas top non plus, d'ailleurs).



Clark Quay.
D'anciens quartiers de dock reconvertis en magasins et restos.


Chinatown.
Véritable Chine dans l'île. J'ai adoré cette ambiance.




En vrac...
On mange très bien, et on sent que la bouffe est un sujet de discussion inépuisable pour les singapouriens.



L'aéroport de Changi dispose d'une piscine et de douches. Très appréciable après une visite de la ville, par 35° et 100% d'humidité.

Pieds nus dans les Temples.

Mmmmh...

No comment.

Singapour.

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Je reviens à peine de 15 jours de congés paternité, et le retour est difficile... Il faut dire que ce mois de mars a été mémorable, et ces vacances bien agréables.
Samedi 7 Mars, la piste aux étoiles*
Même si Fred s'est désisté un peu au dernier moment, la journée a été bonne. Je découvre avec la bande de locaux un itinéraire très chouette et surtout très long dans ce secteur que je ne connaissais que par ses classiques. Très bonne neige, abondante et fraîche, bien qu'un peu déroutante sur le haut. Pas évident en telemark. Mais en tout cas, j'adore mes nouveaux skis.
* C'est dans un endroit qui s'appelle L* G****, et l'itinéraire c'est C******* de G*****. Bien avancés, hein?

Photo (C) Yann Paraz
Lundi 9 Mars, sous la neige
Le temps n'est pas au beau fixe, mais on décide de tenter le coup quand même. La montée par les Cottaves est très efficace, et le sommet se gagne facilement. Le Couloir NO nous tend alors les bras... et il est en bonnes conditions. On remonte par les bergeries sous des flocons de plus en plus gros.
Ca monte...

Et ça descend.

Veille de Vendredi 13 Mars, ça porte bonheur
Grand beau après la chute de neige, ça s'annonce tout bon. Je décide d'opter pour un des Couloirs du Pin aux Rochers du Parquet. Montée-brassage un peu physique, mais le couloir est magnifique. Ca se termine par un passage de corinche bien accrobatique et alpin.
La descente est en super conditions, dans une neige qui commence à transformer, ou de la bonne poudreuse lourde.
Comme sur un rond-point, montée par la droite, descente par la gauche!

Passage de corniche

Mardi 17 Mars, le retour un an plus tard
J'avais fait demi-tour l'année dernière dans le Col des Chasseurs, un peu effrayé par des conditions nivologiques bizarres. Cette année, je décide de boucler par le Col de la Cicle. La traversée au dessus des Roches Franches est vraiment de toute beauté, et le petit passage alpin pour y parvenir est très sympa. Rien ne me plait plus dans la rando à skis que de chausser les crampons pour finir une ascension à pieds. Et quand en plus on ne voit personne de la journée, c'est une très belle sortie en montagne.
Les Roches Franches

Le Mont-Blanc est... blanc.

La belle pente du Col des Chasseurs, si bien visible de la route des Contas.

Vendredi 20 Mars, c'est pas le printemps
Je me dirige vers la tête de la Combaz, grande classique du secteur et qui offre un beau belvédère sur le massif du Mont-Blanc. Montée en neige bien gelée, je chausse les skis au dernier moment, pour profiter d'une montée efficace sur la neige qui porte bien.
Sous le col, le vent devient tempétueux, et me gâchera un peu le plaisir du sommet: grosses bourrasques de secteur Nord, bien froides comme il faut.
Ca souffle sur le Mont-Blanc

Descente sur du carrelage dans les 100 premiers mètres, puis ça devient de la bonne transfo qui a pris le soleil. Rapide, et bien agréable.
Tout ça a bien sûr été entrecoupé de bons moments en famille et entre amis, de ski avec Anselme, et de pouponnage du petit dernier... après tout, c'est quand même un peu grâce à lui!
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Après plusieurs séances de coaching intensif, Anselme est sur les traces de son homonyme M.Baud.
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Encore un couloir superbe dans ce coin de Vercors qu'on adore.
Quasiment pas de forêt à skier, rien que des belles pentes sous ces falaises magnifiques...
On démarre vers 7h. Ambiance brumeuse, mais on devine qu'au dessus il fait grand beau. A mesure qu'on monte, les nuages nous suivent, et on aura bien du mal à les semer. Ce n'est qu'au pied du couloir qu'on arrivera à s'en débarrasser.
On chausse les crampons et on avale le couloir assez vite: la neige bien dure porte super bien. On prend la branche de gauche.
Au Pas Morta proprement dit, on rechausse les skis, avec une vue splendide sur les Hauts-Plateaux. Le versant Ouest est vite avalé également et le sommet offre une belle vue sur la mer de nuages.
La descente se fait sans histoire: le couloir est bien skiant et la neige bien lisse. En dessous, on retrouve la traversée et la forêt avec des conditions bien moins sympas: le brouillard nous tombe dessus, et la neige se croûte avec le froid.
Quelques photos:
Ambiance brumeuse à la limite des nuages


Le Couloir Est du Pas Morta

Eric en vue plongeante

Moi-même


Du sommet, vue au Nord...

...et au Sud

Bon, c'est pas le tout, faut penser à descendre


Eric en virage pédalé-sauté

Pour ceux qui ne situent pas, ça se trouve ici:
Agrandir le plan
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