
Y'a du boulot!
Mais déjà, je pressens une forte dose de DIY dans ce projet... les cycles Peugeot antérieurs aux années 80 ont la particularité d'avoir des diamètres hors-standards, et des pas de filetages ésotériques, voire carrément inversés.
Au menu ce soir, une portée de roulement de pédalier in-sortable et un jeu de direction grippé qu'on ne fabrique plus depuis des lustres. Sans oublier la tige de selle de 23,4mm qui flotte allègrement dans le tube de 24.
[ 1 commentaire ] ( 53 lectures ) | [ 0 trackbacks ] | permalien

[ 4 commentaires ] ( 838 lectures ) | [ 0 trackbacks ] | permalien
Cela ne constitue pas encore une tradition, mais c'est la deuxième année de suite qu'on se retrouve en montagne avec Rémy à peu près à la même période du mois de Juin. L'année dernière, la neige tombée quelques jours avant avait légèrement compliqué notre sortie au Pic Coolidge.
Cette année, on aura eu de la neige aussi!
Refuge de la Pilatte, samedi vers 18h. Le temps est encore presque beau, mais des nuages montent de la vallée, poussés par un fort vent du Nord.

Après le repas et avant d'aller au lit, on sort faire un petit tour dehors, voir le temps qu'il fait. A peine la tête passée par l'embrasure de la porte, c'est la claque: 0°C, vent violent, blizzard et visibilité 5m...
On va donc se coucher vers 21h30, pas trop sûr de ce qu'on va faire le lendemain.
Surprise! Pas de ronfleurs dans notre dortoir. Aussi incroyable que cela puisse paraître, on arrive même à dormir plutôt pas mal.
Réveil à 5h. Quelqu'un passe la tête par la fenêtre, et lance: "y'a du brouillard".
Et effectivement, on n'y voit pas plus qu'hier, bien que le vent aie l'air d'avoir faibli.
On se prépare quand même, et ce n'est qu'au petit déjeuner que le temps commence à se découvrir: les Bans font leur apparition, puis les Boeufs Rouges, et on voit même jusqu'à l'Ailefroide. Tout est plâtré de neige fraîche, et il y a une couche de 5 à 10cm de neige partout au refuge.
Bon... ça ne s'annonce un peu hivernal, mais pas si mauvais que ça!

Après un petit fourvoiement sur la direction de départ (on va dire que c'est pour arrondir les stats de déniv...), on suit le train qui part en direction de la voie normale du Gioberney. Quelques 20 personnes: ça doit être ça qu'on appelle l'Oisans Sauvage...
Plusieurs centaines de mètres plus haut, on quittera la foule pour filer en direction de l'attaque de l'arête NE.

Enfin seuls!
Le Labande nous indique 2 variantes: couloir un peu caché à 45°, ou rochers pas difficiles depuis la base de l'arête. Vu l'état de la neige (peu portante sous la couche de fraîche), on prendra l'option rochers plâtrés.


En conditions sèches, ce serait quasi de la rando. Avec la neige fraîche et la glace qui recouvre tout, c'est un poil plus technique. On doit faire attention à ce qu'on prend en mains, aux appuis de pieds, et aux pierres que le soleil est en train de desceller.
Vers le milieu de la facette rocheuse, on prendra d'ailleurs une volée de cailloux, dont certains passeront pas bien loin de Rémy. Avertissement sans frais.
On remonte ensuite des éboulis peu raides, pour atteindre l'arête neigeuse.

On chausse les crampons, mais la neige est vraiment peu consistante. La trace est assez physique, chaque pas s'enfonce de 20cm. Dur pour le premier, plus facile pour le second car les marches sont faites.
L'arête neigeuse se couche pour devenir quasi-horizontale. Au loin, on aperçoit le ressaut rocheux qui marque l'arrivée au sommet.
(Oui, je sais, mon sac est ouvert... Rémy vient de prendre l'appareil dedans)

Un petit passage mixte en crampons, puis on arrive au pied du dièdre par lequel on va franchir le ressaut.
Passage de IV obligatoire en grosses, les doigts engourdis: bien protégé (3 pitons sur 15m verticaux) mais qui peut donner du fil à retordre.



Le passage franchi, l'arête redevient neigeuse et effilée, non loin du sommet.

Et c'est le sommet! Magnifique panorama à 360°: les Bans, les Boeufs Rouges, l'Ailefroide, la Barre, la Meije d'un côté, le Valgaudemar avec le Sirac et les Rouies de l'autre.





Après avoir profité un peu du sommet, la descente se fait par la voie normale: pyramide rocheuse merdique d'abord, puis loooongues pentes de neige monotones jusqu'au refuge. Neige ramollie heureusement, nous permettant une descente efficace en ramasse la plupart du temps. Technique ancestrale qui fait gagner presqu'une heure sur l'horaire. Pas cons les anciens.
Tradition oblige, c'est omelette au refuge. Et enfin, descente interminable jusqu'à la Bérarde, à plus de 8km du refuge. L'Oisans use les genoux.
Mais comme on a encore du jus on enquille tout ça au pas de course, et on pulvérise l'horaire jusqu'à la voiture, en rattrapant toutes les cordées descendues avant nous du refuge :-P
Bilan: la forme est bonne, et la course fut superbe. On y trouve un peu de tout: on a eu du mixte, des arêtes de neige, du rocher pas facile, et un joli sommet.
A recommander!
Les photos sont ici!
J'ai aussi profité de cette sortie pour tester le GPS en position veille / fond de sac. Le résultat n'est pas si mal... malgré les quelques incohérences liées aux défauts de précision, voire à la perte du signal.
Afficher Gioberney sur une carte plus grande
[ 2 commentaires ] ( 56 lectures ) | [ 0 trackbacks ] | permalien
Mes lecteurs assidus savent que cet hiver, j'ai pu parcourir un bon nombre de ces Pas qui jalonnent la barrière Est du Vercors. Il ne me restait qu'à y faire une visite estivale.
Voici donc révélé un petit coin caché de Vercors: la vire de Serre-Brion, qui ne s'offre qu'à ceux qui oseront suivre la sente jusqu'au pied des falaises du Ranc Traversier. Il faut savoir y croire, et deviner un cheminement à flanc de montagne sur une vire suspendue entre la vallée de la Gresse et les Hauts-Plateaux.
La sente, étroite et raide, se prend au Sud de l'Abri de la Peyrouse.

On approche... et on commence à deviner un cheminement possible au milieu des falaises, sur des vires herbeuses.

Et c'est le début de la vire.

Elle se prolonge jusqu'au pas de Serre-Brion.

Une espèce d'éperon rocheux, sur lequel on a fait des photos à la Rébuffat (toutes proportions gardée, hum).

Puis on grimpe dans les cailloux du Pas de Serre-Brion. Du genre éboulis pénible en été. Mais ce fut un excellent repérage pour cet hiver. Désormais, je sais que ce Pas se skie...

Les bouquetins sont photogéniques.


Arrivés sur les Hauts-Plateaux, le paysage change. Je suis définitivement amoureux de ce coin.
L'arche du Pas de la Peyrouse:

Passage au Pas Etoupe.

Et arrivée au Pas Morta, notre itinéraire de descente.

C'est long et parfois aérien, mais c'est certainement le plus beau parcours de ce versant Est du Vercors.
Note: le casque est plus que recommandé. Sur la vire comme dans les couloirs, on a vite fait de prendre des cailloux sur le coin du nez. Les bouquetins ne sont pas les derniers à en envoyer non plus.
[ 1 commentaire ] ( 70 lectures ) | [ 0 trackbacks ] | permalien
Pas trop de motiv' pour aller skier le week-end dernier, j'ai donc renoncé au Mont Pourri qui s'est avéré pourtant plutôt bon (comme son nom l'indique), d'après ce que m'en a dit Olivier.
Faut se faire une raison, le ski 2008/2009 est bel et bien terminé: les week-ends qui arrivent sont pris, et la météo se dégrade.
A la place, on fait du bon X-country sur le plateau du Vercors. Et je suis content de m'être offert la superbe plaine d'Herbouilly... un endroit magique.

[ 2 commentaires ] ( 171 lectures ) | [ 0 trackbacks ] | permalien





