Dallas

Le trip bi-annuel de cet Automne 2017 m’emmène à Dallas. Bon… rien à dire, c’est franchement moins sympa que la Nouvelle-Orleans (par exemple). Grande ville dans un état gigantesque (le Texas est le plus grand des états des US – hors Alaska). Ici, on dit que c’est "The America of America". Tout ce qui fait ce pays et en particulier le mode de vie est ici exacerbé, poussé à l’extrême. La ville est immense, et les 2 communes de Dallas et Fort Worth sont regroupées dans le DFW Metroplex – une gigantesque zone urbaine quadrillée d’autoroutes.
Mon hôtel est devant la Reunion Tower, un marqueur de la ville.

Reunion Tower

Premier petit tour de la ville le mardi presque au saut de l’avion : le lit de la Trinity River, une vaste zône dégagée autour d’un mince court d’eau, mais qui déborde volontiers paraît-il. Le coin donne de belles vues sur la skyline et les différents ponts autoroutiers qui enjambent le lit du cours d’eau.

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Je poursuis par un peu de tourisme sur l’attraction principale de la ville de Dallas: la Dealey Plaza, lieu de l’assassinat du Président JFK le 22 Novembre 1963. Un évènement fondateur majeur du XXème siècle, qui prend vraiment tout son sens au Sixth Floor Museum, situé dans le bâtiment d’où aurait tiré Lee Harvey Oswald ce jour-là.

Elm Street, Dallas TX. The X mark on the pavement shows the exact place JFK was shot to death on November 17th, 1963 - the gunman was allegedly positioned on the 6th floor right window of the bricks building visible in the left background. Quite an emotio

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La visite est extrêmement intéressante et bien documentée. Sur la Elm Street, l'endroit où le Président a été touché est marqué de croix. Le lieu est d’autant plus intéressant à parcourir que toutes sortes de théories circulent encore aujourd’hui sur l’évènement. Les théories sur un complot sont encore vivaces et tournent principalement autour du Grassy Knoll, petite pente d’herbe le long d’Elm Street, bordée d’une palissade en bois (toujours debout), d’où plusieurs témoins affirment avoir vu des silhouettes, de la fumée, ou entendu des tirs. Autant d'éléments balayés par la Commission Warren chargée de l'enquête à l'époque et sévèrement remise en question aujourd'hui.
Ca et là, on trouve un "spécialiste" qui explique aux touristes que lui seul détient la vérité, et des preuves irréfutables du complot, qui sont comme par hasard à vendre. On écoute tout ça avec un sourire en coin.
Mais je dois reconnaître que j'ai trouvé le lieu particulièrement émouvant, quand on réalise ce qu’il s’est passé précisément ici – qui que fût le véritable tireur ce jour-là (les martiens, peut-être?). Le mystère autour du tireur, de sa position, de son mobile, son assassinat, l'enquête balistique et les reconstitutions... tout cela est vite passionnant et alimente une littérature abondante, notamment sur internet.

. Quelques autres photos en vrac de Dallas :

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Texas

Jeudi soir après le boulot, je monte à la Reunion Tower, d’où la vue est remarquable.

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Vendredi, jour de depart! Avant de prendre l’avion, je fais un petit tour matinal sur le Katy Trail – une ancienne voie ferrée du temps des pionniers, convertie en piste cyclable. Pas mal de coureurs finalement !

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Je passe à proximité d’un bâtiment que je voulais voir, le Kalita Humphrey’s Theater – signé de Franck Lloyd’s Wright en 1959. L’architecture est intéressante, mais le bâtiment manque un peu d’entretien pour être vraiment mis en valeur. Sauvages !

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Ce sera tout pour Dallas. Retour en France… il paraît qu’il y a de la neige… !

Vercors sauvage

Depuis notre première visite il y a plusieurs années, je voulais revenir à cette belle cabane - dont je ne vous donnerais pas le nom, ni la localisation - perchée, sauvage, isolée. Elle a bien progressé (une extension, un peu plus de confort, un jardin extérieur!), preuve que les "gardiens autoproclamés" s'en occupent comme il faut. Un groupe de locaux s'est en effet plus ou moins accaparé la cabane à la mort de son constructeur, faisant parfois des choix discutables sans concertation et probablement contre la volonté initiale de son fondateur. Bref, l'être humain.
Le trajet pour y accéder est fantastique, à l'entrée des Hauts-Plateaux, avec cette ambiance que l'on adore. Silence, forêt à perte de vue.
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As far as the eye can see

Grand Trail du Lac - 34km

Deux ans après avoir parcouru le grand parcours autour du Lac du Bourget, je me suis ré-inscrit à cette épreuve, cette fois sur le petit parcours. 34km et 2000m annoncés, et un trajet en ligne au départ de Chanaz, jusqu'à la Dent du Chat.

L'avantage est que je connais le profil et les sentiers, je sais à quoi m'attendre.

Le départ groupé se fait du village de Chanaz, un peu plus bas que le ravito pour les coureurs du grand parcours. 300 participants sont là. Je me place bien dans le sas de départ, car je sais que des sentiers étroits sont juste là devant, et que ça va bouchonner. Je pars dans les 30 premiers.

Les premiers sentiers roulants arrivent vite, et le rythme est bon. Une première averse forte nous accompagne dans la descente sur Saint-Pierre de Curtille, au km 6. La remontée dans les buis sur le sentier étroit dont je me souviens bien passe rapidement, et on est au Ravito d'Ontex. Je fais une pause express, et c'est reparti pour le Col du Chat par la longue traversée bien roulante en sous-bois. Au Col (km18) je pointe en 21ème position. Plutôt bien dans le rythme, je zappe le ravito. Erreur...

La montée de la Dent du Chat et du Mollard Noir (800m sur 4km dont des passages très raides glissants) sera difficile. Je n'arrive pas à appuyer, je me fais doubler - dur pour le moral. J'aurais vraiment du me poser 1 minute au ravito du Col.

Calvaire jusqu'au Relais du Chat (33ème position!), où je me couvre (il neige) pour la descente, et où je refais un peu d'énergie.
Je repars gonflé pour les 9km et 1200m de descente, bien décidé à récupérer quelques places.

Je reprends un gars avant le début de descente. Un deuxième dans les premiers lacets. Un troisième, puis un quatrième dans le bas. A 1km de l'arrivée, je reprends le gars avec qui j'avais couru quasiment au contact toute la première partie et qui m'avait déposé dans la montée à la Dent. Ca limite la casse!

26ème place, sous une belle averse à l'arrivée.

Les Hauts-de-Chartreuse

Il y a 1 an nous étions sur une traversée du Vercors sauvage, froide et automnale. Changement de décor mais aussi d’ambiance cette année, avec un parcours sur les Hauts-de-Chartreuse, du Nord au Sud en conditions d’été indien. L’équipe de l’an dernier est au rendez-vous (Eric, Frédéric) mais elle s’est enrichie de Max et Guillaume les Saint-Nizards, et de Laurent de Revel. Une belle troupe qui cumule un joli palmarès de course en montagne, à base d’UTV, UT4M, d’Echappée Belle, de CCC…

Comme l’an dernier, on est sur un parcours en ligne avec les problèmes de logistique que cela peut poser. La solution qui a atteint le consensus consiste à prendre un bus de Grenoble vers Chapareillan, de monter sur les plateaux et de suivre le GR9 le plus au Sud possible. Selon le temps et l’envie, nous prévoyons un retour par le Sappey-en-Chartreuse en bus également.

C’est donc dans le bus 6060 que nous nous retrouvons, pour profiter de ce trajet ensoleillé. L’arrivée à Chapareillan à 10h00 nous laisse le temps de parcourir la Chartreuse, et de pouvoir compter sur le bus du soir si besoin. La montée sur le plateau du Granier par la Porte de l’Alpette est assez longue, avec plus de 1200m de dénivelé pour commencer. Mais le groupe papote et finalement ce premier Col est vite atteint.

En route

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Une pause récupératrice à la Cabane de l’Alpette plus tard (km8)…

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Nous reprenons notre route vers le Sud, sur le premier plateau : celui de l’Alpe, qui se termine au Pas de l’Echelle (km13).

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Le passage de la croupe caractéristique de l’Alpette (km16) nous fournit le plein d’eau pour la suite, grâce à une source qui coule peu, mais un bassin bien rempli. Nous sommes maintenant sur l’Aulp-du-Seuil (km20), dans le Vallon de Marcieu – approximativement à mi-chemin.

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Le Col de Bellefond (km24), envahit de chamois, signe la fin de ce plateau. Le suivant est celui de la Dent de Crolles, sommet que nous contournons par le Trou du Glaz.

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La pression du timing commence à se faire plus forte pour arriver à attraper le bus de 18 :09 au Sappey. Les passages câblés sont embouteillés, et la prairie de la Dent (km30) est un vrai champ de foire, en cette belle fin d’après-midi.

Par le Col du Coq, nous contournons alors le Bec Charvet en augmentant progressivement le rythme. Passage express au Col de l’Emeindras (km35), mais le groupe s’est scindé : Eric et Laurent (légèrement moins rapides à ce moment-là) sont à l’arrière, et le groupe de devant décide de tenter le tout-pour-le-tout et vise le Sappey à 18 :07…

La descente par les pistes de ski de fond se terminera à 4’10/km, ce qui est honorable après 37km de montagne…

L’arrêt de bus du Sappey est enfin là, et le bus arrive 2min plus tard, nous ramenant à Grenoble. Eric et Laurent n’auront finalement pas à attendre longtemps pour être pris en stop.
Timing parfait une fois de plus, et une bien belle sortie de groupe!

Verticale du Grand Serre

Pas de KJornet cette année, mais c'est pas grave. Après notre KV des Passerelles en Juillet, on avait envie de s'essayer à la Reine de la discipline, celle qui accueille les meilleurs mondiaux, celle sur laquelle se font les records! Bon en fait, c'est à Fully en Suisse. Mais la VGS est deuxième sur la liste, et le plateau est immensément relevé. Pas question de faire un bon classement donc, on y va surtout pour voir son propre temps.

Bon, c'est raide, faut bien le dire. Pas le temps de se chauffer, c'est tout de suite dans la pente.

Ici le démarrage d'Olivier. Un coureur se lance toutes les 20 secondes.

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Je pars quelques minutes après. Assez vite, on atteint la forêt, où un escalier a été tracé. Ca monte sec. En sortie de forêt, on traverse la couche de nuages pour sortir au soleil. Je double Olivier dans la grande prairie inclinée avant l'arrivée. Ce qui me permet de prendre une photo, après avoir retrouvé mon souffle.

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Olivier finit en 53'18, et moi en 47'35. J'espérais secrètement les 45', mais ce sera pour l'année prochaine!

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