Vercors sauvage

Depuis notre première visite il y a plusieurs années, je voulais revenir à cette belle cabane - dont je ne vous donnerais pas le nom, ni la localisation - perchée, sauvage, isolée. Elle a bien progressé (une extension, un peu plus de confort, un jardin extérieur!), preuve que les "gardiens autoproclamés" s'en occupent comme il faut. Un groupe de locaux s'est en effet plus ou moins accaparé la cabane à la mort de son constructeur, faisant parfois des choix discutables sans concertation et probablement contre la volonté initiale de son fondateur. Bref, l'être humain.
Le trajet pour y accéder est fantastique, à l'entrée des Hauts-Plateaux, avec cette ambiance que l'on adore. Silence, forêt à perte de vue.
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As far as the eye can see

Grand Trail du Lac - 34km

Deux ans après avoir parcouru le grand parcours autour du Lac du Bourget, je me suis ré-inscrit à cette épreuve, cette fois sur le petit parcours. 34km et 2000m annoncés, et un trajet en ligne au départ de Chanaz, jusqu'à la Dent du Chat.

L'avantage est que je connais le profil et les sentiers, je sais à quoi m'attendre.

Le départ groupé se fait du village de Chanaz, un peu plus bas que le ravito pour les coureurs du grand parcours. 300 participants sont là. Je me place bien dans le sas de départ, car je sais que des sentiers étroits sont juste là devant, et que ça va bouchonner. Je pars dans les 30 premiers.

Les premiers sentiers roulants arrivent vite, et le rythme est bon. Une première averse forte nous accompagne dans la descente sur Saint-Pierre de Curtille, au km 6. La remontée dans les buis sur le sentier étroit dont je me souviens bien passe rapidement, et on est au Ravito d'Ontex. Je fais une pause express, et c'est reparti pour le Col du Chat par la longue traversée bien roulante en sous-bois. Au Col (km18) je pointe en 21ème position. Plutôt bien dans le rythme, je zappe le ravito. Erreur...

La montée de la Dent du Chat et du Mollard Noir (800m sur 4km dont des passages très raides glissants) sera difficile. Je n'arrive pas à appuyer, je me fais doubler - dur pour le moral. J'aurais vraiment du me poser 1 minute au ravito du Col.

Calvaire jusqu'au Relais du Chat (33ème position!), où je me couvre (il neige) pour la descente, et où je refais un peu d'énergie.
Je repars gonflé pour les 9km et 1200m de descente, bien décidé à récupérer quelques places.

Je reprends un gars avant le début de descente. Un deuxième dans les premiers lacets. Un troisième, puis un quatrième dans le bas. A 1km de l'arrivée, je reprends le gars avec qui j'avais couru quasiment au contact toute la première partie et qui m'avait déposé dans la montée à la Dent. Ca limite la casse!

26ème place, sous une belle averse à l'arrivée.

Les Hauts-de-Chartreuse

Il y a 1 an nous étions sur une traversée du Vercors sauvage, froide et automnale. Changement de décor mais aussi d’ambiance cette année, avec un parcours sur les Hauts-de-Chartreuse, du Nord au Sud en conditions d’été indien. L’équipe de l’an dernier est au rendez-vous (Eric, Frédéric) mais elle s’est enrichie de Max et Guillaume les Saint-Nizards, et de Laurent de Revel. Une belle troupe qui cumule un joli palmarès de course en montagne, à base d’UTV, UT4M, d’Echappée Belle, de CCC…

Comme l’an dernier, on est sur un parcours en ligne avec les problèmes de logistique que cela peut poser. La solution qui a atteint le consensus consiste à prendre un bus de Grenoble vers Chapareillan, de monter sur les plateaux et de suivre le GR9 le plus au Sud possible. Selon le temps et l’envie, nous prévoyons un retour par le Sappey-en-Chartreuse en bus également.

C’est donc dans le bus 6060 que nous nous retrouvons, pour profiter de ce trajet ensoleillé. L’arrivée à Chapareillan à 10h00 nous laisse le temps de parcourir la Chartreuse, et de pouvoir compter sur le bus du soir si besoin. La montée sur le plateau du Granier par la Porte de l’Alpette est assez longue, avec plus de 1200m de dénivelé pour commencer. Mais le groupe papote et finalement ce premier Col est vite atteint.

En route

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Une pause récupératrice à la Cabane de l’Alpette plus tard (km8)…

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Nous reprenons notre route vers le Sud, sur le premier plateau : celui de l’Alpe, qui se termine au Pas de l’Echelle (km13).

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Le passage de la croupe caractéristique de l’Alpette (km16) nous fournit le plein d’eau pour la suite, grâce à une source qui coule peu, mais un bassin bien rempli. Nous sommes maintenant sur l’Aulp-du-Seuil (km20), dans le Vallon de Marcieu – approximativement à mi-chemin.

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Le Col de Bellefond (km24), envahit de chamois, signe la fin de ce plateau. Le suivant est celui de la Dent de Crolles, sommet que nous contournons par le Trou du Glaz.

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La pression du timing commence à se faire plus forte pour arriver à attraper le bus de 18 :09 au Sappey. Les passages câblés sont embouteillés, et la prairie de la Dent (km30) est un vrai champ de foire, en cette belle fin d’après-midi.

Par le Col du Coq, nous contournons alors le Bec Charvet en augmentant progressivement le rythme. Passage express au Col de l’Emeindras (km35), mais le groupe s’est scindé : Eric et Laurent (légèrement moins rapides à ce moment-là) sont à l’arrière, et le groupe de devant décide de tenter le tout-pour-le-tout et vise le Sappey à 18 :07…

La descente par les pistes de ski de fond se terminera à 4’10/km, ce qui est honorable après 37km de montagne…

L’arrêt de bus du Sappey est enfin là, et le bus arrive 2min plus tard, nous ramenant à Grenoble. Eric et Laurent n’auront finalement pas à attendre longtemps pour être pris en stop.
Timing parfait une fois de plus, et une bien belle sortie de groupe!

Plateau de la Sure

Le tour des cabanes du coin: d'abord Hurtières, littéralement envahie par un troupeau d'au moins 150 mouflons...

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Puis Pré Large, cabane confidentielle "off-the-grid", pourtant un bel endroit surtout à cette saison.

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Pic Coolidge

Il n'y a rien de plus beaux que nos montagnes en Automne!
Départ avant 4h du matin pour le Pic Coolidge, depuis la Bérarde. Une longue tirée nous attend, d'abord sur le plat du Carrelet, puis dans la montée de Temple-Ecrins, puis du Col de la Temple, pour enfin accéder à l'ascension du Pic proprement dite: les vires, puis une belle pente de neige qui aboutit à une arête menant au sommet.
La vallée peine à se débarrasser de sa brume, alors que nous sommes déjà dans les cailloux du Col de la Temple.

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Soumis au vent du matin, je fais l'erreur de mettre mes gants trop tard. Une onglée sévère me prend, qui me fera laisser des plumes dans la montée. A l'heure où j'écris ces lignes (soit plus de 2 semaines plus tard), je n'ai toujours pas retrouvé la sensibilité totale sur un de mes doigts.

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La pente finale, alors que le soleil joue à cache-cache.

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Et c'est le sommet, d'où l'Ailefroide est bien en vue.

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Et il faut descendre.

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Les pieds souffrent un peu de tant de cailloux, mais le paysage vaut le détour.

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