Verticale du Grand Serre

Pas de KJornet cette année, mais c'est pas grave. Après notre KV des Passerelles en Juillet, on avait envie de s'essayer à la Reine de la discipline, celle qui accueille les meilleurs mondiaux, celle sur laquelle se font les records! Bon en fait, c'est à Fully en Suisse. Mais la VGS est deuxième sur la liste, et le plateau est immensément relevé. Pas question de faire un bon classement donc, on y va surtout pour voir son propre temps.

Bon, c'est raide, faut bien le dire. Pas le temps de se chauffer, c'est tout de suite dans la pente.

Ici le démarrage d'Olivier. Un coureur se lance toutes les 20 secondes.

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Je pars quelques minutes après. Assez vite, on atteint la forêt, où un escalier a été tracé. Ca monte sec. En sortie de forêt, on traverse la couche de nuages pour sortir au soleil. Je double Olivier dans la grande prairie inclinée avant l'arrivée. Ce qui me permet de prendre une photo, après avoir retrouvé mon souffle.

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Olivier finit en 53'18, et moi en 47'35. J'espérais secrètement les 45', mais ce sera pour l'année prochaine!

Plateau de la Sure

Le tour des cabanes du coin: d'abord Hurtières, littéralement envahie par un troupeau d'au moins 150 mouflons...

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Puis Pré Large, cabane confidentielle "off-the-grid", pourtant un bel endroit surtout à cette saison.

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KV

KV pour Kilomètre Vertical. Le nouveau format à la mode, depuis quelques années: toutes les épreuves de course de montagne en créent un, et cela devient particulièrement populaire.

Celui-ci est inclus dans le programme du Trail des Passerelles du Monteynard, et Olivier connaît bien l'organisation et a donc pu nous avoir 2 dossards presque au dernier moment. Ce sera pour nous l'occasion de se frotter à ce type de format, un peu spécial il faut bien le dire. C'est un genre de contre-la-montre avec départ toutes les 30 sec. L'objectif est de mettre le moins de temps possible pour avaler les 1000m de dénivelé qui séparent le départ de l'arrivée. Bien sûr, le jeu est de trouver le parcours le plus raide pour faire cette montée sur une distance la plus courte possible.

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Sur les 61 partants, nous finirons Olivier et moi respectivement 19ème (58:22) et 13ème (55:57).

Pralo vu du Ciel

Même date, même endroit que l'an dernier mais sur le parcours court cette année. "Pralo vu du Ciel", 30km/1700mD+: un format qui devrait plus convenir à mon entraînement et ma motivation de cette saison 2017. Plus court, plus rapide.

Comme l'an dernier, toute la famille se pose au Camping (top!) de Pralo, et comme l'an dernier, ça se fait sous la pluie. L'occasion de tester notre nouvelle maison!

Notre nouvelle maison @helsport

Le départ est 8h, donc c'est aussi plus cool que l'an dernier, où le coup de sifflet avait été donné à 4h pour cause de grosses chaleurs.
A 8h, 300 coureurs sur la ligne et je me retrouve dans les 10 premiers à nous élancer. Evidemment, sur la montée régulière jusqu'au Roc de la Pêche je passerai mon temps à me faire doubler, au point de me poser de sérieuses questions sur mon allure. Bon, on sait ce que c'est... ça part vite, mais il faut en garder sous le pied (du moins... c'est ma tactique!). En 1h tout pile je suis au Roc de la Pêche, après 9,5km et 500m de faits. C'est roulant et j'attaque le gros morceau pour monter au Petit Mont-Blanc, 800m plus haut. Nous sommes dans le brouillard, il fait 5°C et la bruine nous fouette les jambes. Pour la vue, on repassera...

2h de course, sommet du Petit Mont-Blanc, 2680m. Il fait un temps hivernal, je ne m'attarde pas. La suite est fait de longues descentes (ça bastonne et je double), de passages techniques dans de gros blocs glissants et une remontée au Col de la Grande Pierre. Le tracé emprunte ensuite la Crête du Mont Charvet sur 3km de passages super cassants, à coups de zig-zags entre les trous, de courtes remontées et de descentes dans la glaise. La moyenne s'en ressent, même si je maintiens la pression.

Pour la fin, immense descente de 9km et 1000m d'altitude à perdre quasiment d'une traite. Les portions roulantes sont enchaînées à grande vitesse, et je double, je double...

A 500m de l'arrivée alors que nous devons remonter un faux-plat sur le goudron, je perds la lutte au sprint avec 3 autres gars devant moi: plus de jambes pour garder assez de vitesse pure, ce sera un point à travailler!

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Au bilan: 33ème place sur 300 partants. Le top 30 m'échappe de quelques secondes, après une lutte à couteaux tirés dans toute la descente. J'ai adoré le format: sur 30km on peut vraiment envoyer sans craindre trop le coup de moins-bien fatal. Toujours quelqu'un devant, toujours quelqu'un derrière, ça pousse vraiment à ne pas mollir! Craignant particulièrement la chaleur à l'effort, j'ai aussi eu de la chance avec la météo: le froid et l'humidité me vont parfaitement!

En revanche, je suis toujours bluffé des remarques de concurrents se plaignant des parcours: ça monte trop, c'est pas du trail... Oui, c'est bien de la course de montagne, pas de la course à pieds sur sentier de plaines. Oui, ça monte raide et ça descend dans du terrain technique (et encore!), il peut faire froid et humide. Pouvoir s''inscrire sur une course comme ça sans regarder le parcours ni anticiper les conditions me laisse perplexe et m'amuse en même temps!

Las Vegas

Le meeting bi-annuel de ce printemps 2017 m’amène à Las Vegas. Une semaine après le fin fond du désert Marocain, je ne vous raconte pas le contraste. Mais l’avantage de ces déplacements est qu’ils laissent un peu de temps pour profiter du coin, en marge des meetings.

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Il faut voir Las Vegas pour se la représenter, je ne pourrais pas la décrire. Tout est immense ici, des chambres d’hôtel aux parkings et des autoroutes jusqu’aux attractions touristiques. On peut tout faire ici : du gros 4x4 dans le désert, shooter avec un AK-47, passer la nuit dans des clubs de strip-tease. La capitale du vice draine presque 40 millions de visiteurs chaque année, des US comme du reste du monde.

C’est dépaysant et sociologiquement très intéressant de se promener dans ce temple du consumérisme et du rêve d’argent facile. La débauche de mauvais goût et de kitsch assumé ne rebute pas les visiteurs. En fait, c’est un parc d’attraction géant. Hôtels casinos gigantesques, aux immenses centres commerciaux à thème : les pyramides, New York, Paris, les châteaux-forts, la Rome antique, Venise, les tropiques, il n’y a qu’à choisir. Les établissements ont systématiquement des boutiques de luxe accolées aux zônes de jeu, comme pour inciter le gagnant à dépenser son argent le plus vite possible… et à pousser le joueur hésitant à tenter sa chance au jeu.

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Les visiteurs, ressemblant plus à des zombies, déambulent d’une machine à sous à une boutique de luxe puis à un fast-food, dans un décor artificiel à des années-lumière de l’authenticité des lieux recréés. La clim à fond au milieu du désert et avec des lumières visibles de l’espace.

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Bref, vous l’aurez compris, à priori c’est pas trop ma came – ou alors, à dose homéopathique. Mais finalement, on s’y fait bien, pour quelques jours ! Et puis, comme toujours aux US, il y a accès à des zones naturelles incroyables à quelques kilomètres à peine. Le Colorado coule pas très loin, et le point culminant du Nevada à 3600m est tout proche aussi. Donc on va survivre, hein !

Le départ se fait du village Mt Charleston, à 2300m. C’est une sorte de mini-station de vacances, avec de petits chalets de montagne dans les pins.

Le sentier est plutôt bien visible, bien que jamais indiqué : on est ici dans une zone dite de « wilderness », qui a une application très stricte aux US. Aucun impact humain. Rien, nulle part, jamais. On ne ramasse pas un caillou ni un bout de bois mort.

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Ca grimpe fort, et le combo « décalage horaire + altitude » n’est pas pour faciliter la performance… Le soleil tape dur, mais la montagne est très belle. Je devrais stopper à 3400m, au pied des difficultés finales pour le sommet, la dernière pente étant raide et enneigée. Un peu frustré, d’autant plus que c’est dur de se dire qu’on reportera le sommet à une prochaine tentative, quand on est à 10000km de chez soi… Tant pis, j’aurais passé un vrai bon moment de montagne dans ce wilderness: seul au monde, au soleil, sans vent. Sur un nuage, presque!



Autre virée, en Arizona cette fois : de l’autre côté du barrage Hoover, que je visiterai tout à l’heure. Le sentier part cette fois direction plein Ouest, depuis un petit parking au bord d’une Highway. Je cours d’abord dans un «wash», soit un canyon sec créé par l’eau de ruissellement (quand il y en a !). Un genre de lit de rivière en graviers, qui serpente désormais entre des parois rouges qui se resserrent. Il se faufile et trouve son chemin au plus facile, en creusant la roche en méandres. Les parois se rapprochent parfois à 1m ou 2 d’écart, et finissent par déboucher sur une petite plage, au bord du Colorado. Magique.

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Bain dans le Colorado... :)

Un petit rinçage plus tard, je remonte par les Hot Springs : une source chaude coule dans un cayon étroit que je remonte, les pieds dans l’eau à 45°C.

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Pour remonter au parking, le sentier suit encore un wash, puis finit par s’extirper du canyon par une pente raide en pleine chaleur. L'air est ultra sec, et le sol caillouteux rayonne à fond. Arrivé à la voiture, mes chaussures sont à nouveau sèches. Ouf !



Vite fait, je me change à la voiture, et quelques miles plus loin je visite le barrage Hoover, un monument historique national aux US. Construit en 1931 dans un style art-déco, il a fait bosser plusieurs milliers d’ouvriers pendant 5 ans. Des travaux herculéens, pour donner naissance à un ouvrage monumental, longtemps resté le plus grand barrage du monde. Lancé après la crise de 29 pour relancer l'économie par les grands travaux, il reste un monument de l'histoire nationale étasunienne. Le Lake Mead, formé dans le Colorado en amont ressemble à s’y méprendre au Lake Powell en Utah, que nous avions visité cet été.

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Hoover Dam

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Prochaine étape? To be announced!

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