Seattle

Le meeting bi-annuel de printemps se déroule cette année à Seattle au cœur du Pacific North-West, à l’extrémité nord-ouest du pays, tout proche du Canada et de Vancouver. La ville est bien sûr intéressante mais c’est surtout l’environnement immédiat qui représente une superbe opportunité, et j’ai prévu d’y passer quelques jours après cette semaine de boulot (article suivant sur cette page !).

Pour l’instant, je débarque de l’avion sous une pluie battante, qui fait la réputation de la ville. Il paraît pourtant que le cumul annuel y est moins élevé qu’à New York, par exemple. Pour l’heure il pleut et il y a un vent fort et froid. Il y a une importante culture dite underground à Seattle, et c’est ici qu’est née la culture grunge. Des groupes comme Pearl Jam ou Nirvana se sont produits dans ces petits cafés ou ces micro-brasseries peuplées de hipsters, à l’ambiance sympathique sur Belltown.

#seattle

P1110943

Sans titre

Le Pike Place Market est un des points centraux de la ville : les poissonniers s’envoient les poissons comme des ballons de baskets entre les étalages, pour épater les clients. Ambiance assez atypique des US.

Sans titre

P1110942

P1110944

P1110947

Sans titre

P1110946

Autre attraction majeure, la fameuse Space Needle, construite pour l’Expo Universelle en son temps. Son design déjà futuriste à l’époque ne s’est pas démodé : depuis le pont d’observation tout en haut, on voit les différents quartiers de la ville, mélanges de lacs, de bras de mer et de collines. A son pied, le Museum of Pop Culture, par l’architecte Franck Gehry (à qui on doit le très fameux Guggenheim de Bilbao). Et on voit bien sûr les montagnes, encore enneigées : la chaîne des Cascades, le Mont Rainier (immense !) et les montagnes Olympiques. Pas mal, comme cadre.

P1110949

P1110955

P1110951

P1110950

#seattle Museum of Pop Culture by Franck Gehry

Comme d’habitude pour tromper le jet-lag (réveil à 2h du matin…), je commence par un petit tour en courant. Lake Union et le quartier d’Amazon (le siège mondial de l’entreprise est ici, dans un quartier quasiment dédié, et toute l’ambiance ‘silicon valley’ s’y est développée autour), puis le Queen Anne, le plus vieux quartier de Seattle et ses belles maisons, avec vue sur le centre.

Sans titre

#TheSpheres

Je profite ensuite d’un peu de temps libre pour aller faire quelques appros nécessaires à la fin de semaine chez Rei Co., sorte de Vieux Campeur puissance 10. Il y a un mur d’escalade dans le magasin, ainsi qu’une piste extérieure pour essayer les VTT. Jeudi matin, idem avant le boulot (sous un soleil magnifique) : un tour vers Capitol Hill m’emmènera dans le grand Washington Park Arboretum, puis sur la tombe de Bruce Lee (en service commandé par un collègue, fan d’arts martiaux) dans un grand cimetière comme on en voit dans les séries.

Sans titre

Sans titre

Sans titre



Voilà venu le moment de boucler mes affaires pour la suite!

Packing for wilderness #olympicnationalpark

Shanghai

Je commence naturellement ce nouveau séjour à Shanghai par un petit tour à Xin Tian Di. Alors c’est pas vraiment la Chine, on est d’accord. Ici tout est lustré, c’est un quartier pour touristes occidentaux et expatriés, qui trouvent de quoi manger pour l’équivalent d’un SMIC chinois. Mais la nuit, c’est assez chouette, c’est tout près de mon hôtel et ça permet de se mettre dans l’ambiance doucement.

Sans titre

Sans titre

Sans titre

Je poursuis mon premier tour pédestre par le Yu Garden et la vieille ville de Shanghai. Tout coloré, et lumineux, ça se prépare doucement pour le Nouvel An Chinois et l’année du Chien.

Sans titre

Sans titre

Par de petites ruelles, je rejoins le grand quai sur la rivière Huangpu, le Bund – que vous connaissez sûrement, à force de voir mes photos ici.

Sans titre

Sans titre

Vous le savez donc sûrement déjà, mais je le réécris quand même. C’est le hotspot de Shanghai, qui offre côté pile un grand boulevard bordé de bâtiments coloniaux des années 30 – principalement des sièges de banques d’architecture anglaise – et côté face la rivière Huangpu, et une vue sur Pudong, le quartier des affaires de la ville, hérissé de gratte-ciels emblématiques dont la Shanghai Tower, deuxième plus haute tour du monde.

Ça donne donc ceci, côté pile :

Sans titre

Sans titre

Sans titre

Et ceci côté face:

Sans titre

Sans titre

Par la Nanjing Road, je remonte vers People’s Square. C’est l’artère la plus commerçante de Chine, paraît-il. On y trouve le Peace Hotel, haut-lieu de la ville pendant son époque anglaise, très renommé dans les années 30 pour ses soirées jazz endiablées et actuellement en pleine renaissance.

Sans titre

Sans titre

Sans titre

Le mardi je me rends à l’usine, à 2h de route au Nord – la Chine est bien moins urbaine, et bien moins sexy. De retour le soir, je me rends dans Pudong pour monter dans le Shanghai Financial Center, tour plus connue sous le nom de « décapsuleur ». Vous avez compris pourquoi.

Sans titre

Sans titre

Sans titre

Pour monter plus haut encore, voici la Shanghai Tower et ses 632m, d’où on admire la ville depuis une plateforme circulaire.

Sans titre

Sans titre

Sans titre

Sans titre

Mercredi : il fait beau, et après l’air froid et vicié du début de semaine, ça fait du bien.

Sans titre

En sortie de boulot, je fais mon tour habituel, accrochant au passage la façade mobile de la Fosun Foundation. Les orgues de bambou bougent doucement le long de la façade de ce bâtiment, rendant l’apparence du bâtiment différente à chaque instant. C’est un nouveau marqueur architectural de Shanghai depuis son inauguration.

As seen on @dezeen

Sans titre



Sans titre

Sans titre

La vie n’est pas facile pour le coureur à pied à Shanghai. La qualité de l’air est certainement déjà un premier obstacle, la circulation en est un autre. Des feux rouges partout, obligent à sans cesse interrompre le rythme. Si l’on choisit les quelques rues piétonnes existantes, on risque à tout moment la collision avec un chinois (et ils sont nombreux) marchant les yeux rivés sur son smartphone géant, avec une trajectoire imprévisible. C’est un peu le jeu de quilles, avec des quilles aléatoirement mobiles.

Avec un rythme moins rapide, je me rends à Tian Zi Fang et ses petites ruelles commerçantes. Les maisons sont des « shikumen » : l’habitat traditionnel chinois du 19ème siècle, mélange culturel d’architecture ancestrale chinoise et moderne occidentale. Il reste des quartiers entiers de Shanghai où les tours n’ont pas encore vaincu, et Tian Zi Fang est un de ceux-là.

Sans titre

Sans titre

Notez qu’il commence à neiger.

Le jeudi au bureau, tout le monde me met en garde contre une « Snow Storm » prétendument attendu dans la journée. En bon occidental alpin blasé, je me gausse à la vue des trois flocons qui virevoltent. La neige est peu fréquente à Shanghai, ça semble être un évènement.

Le soir venu, en sortant du bureau, finalement il neige pas mal, et ça commence même à s’accumuler sur les trottoirs. Le temps de me préparer pour la course du soir, c’est la baston : un vent tempétueux et de la neige qui tombe très fort. Je fais amende honorable sous la capuche de ma veste le visage fouetté par les flocons, la SnowStorm aura fini par arriver…

Sans titre

Nouvel obstacle pour le coureur à pieds: le regard des chinois est déjà suffisemment incrédule lorsqu’il fait à peu près beau, là c’est carrément la rencontre du 3ème type.



Lorsque j’arrive à sortir l’appareil photo, les lumières du ciel de neige sont intéressantes. Sans titre

Sans titre

Le lendemain matin, vol retour vers la France. J’immortalise un Shanghai recouvert d’une fine couche de neige. Il a du en tomber beaucoup plus, mais la chaleur de la ville l’empêche de s’accumuler.
Shanghai n'a encore pas déçu.

Dallas

Le trip bi-annuel de cet Automne 2017 m’emmène à Dallas. Bon… rien à dire, c’est franchement moins sympa que la Nouvelle-Orleans (par exemple). Grande ville dans un état gigantesque (le Texas est le plus grand des états des US – hors Alaska). Ici, on dit que c’est "The America of America". Tout ce qui fait ce pays et en particulier le mode de vie est ici exacerbé, poussé à l’extrême. La ville est immense, et les 2 communes de Dallas et Fort Worth sont regroupées dans le DFW Metroplex – une gigantesque zone urbaine quadrillée d’autoroutes.
Mon hôtel est devant la Reunion Tower, un marqueur de la ville.

Reunion Tower

Premier petit tour de la ville le mardi presque au saut de l’avion : le lit de la Trinity River, une vaste zône dégagée autour d’un mince court d’eau, mais qui déborde volontiers paraît-il. Le coin donne de belles vues sur la skyline et les différents ponts autoroutiers qui enjambent le lit du cours d’eau.

Sans titre

Sans titre

Sans titre



Je poursuis par un peu de tourisme sur l’attraction principale de la ville de Dallas: la Dealey Plaza, lieu de l’assassinat du Président JFK le 22 Novembre 1963. Un évènement fondateur majeur du XXème siècle, qui prend vraiment tout son sens au Sixth Floor Museum, situé dans le bâtiment d’où aurait tiré Lee Harvey Oswald ce jour-là.

Elm Street, Dallas TX. The X mark on the pavement shows the exact place JFK was shot to death on November 17th, 1963 - the gunman was allegedly positioned on the 6th floor right window of the bricks building visible in the left background. Quite an emotio

Sans titre

Sans titre

La visite est extrêmement intéressante et bien documentée. Sur la Elm Street, l'endroit où le Président a été touché est marqué de croix. Le lieu est d’autant plus intéressant à parcourir que toutes sortes de théories circulent encore aujourd’hui sur l’évènement. Les théories sur un complot sont encore vivaces et tournent principalement autour du Grassy Knoll, petite pente d’herbe le long d’Elm Street, bordée d’une palissade en bois (toujours debout), d’où plusieurs témoins affirment avoir vu des silhouettes, de la fumée, ou entendu des tirs. Autant d'éléments balayés par la Commission Warren chargée de l'enquête à l'époque et sévèrement remise en question aujourd'hui.
Ca et là, on trouve un "spécialiste" qui explique aux touristes que lui seul détient la vérité, et des preuves irréfutables du complot, qui sont comme par hasard à vendre. On écoute tout ça avec un sourire en coin.
Mais je dois reconnaître que j'ai trouvé le lieu particulièrement émouvant, quand on réalise ce qu’il s’est passé précisément ici – qui que fût le véritable tireur ce jour-là (les martiens, peut-être?). Le mystère autour du tireur, de sa position, de son mobile, son assassinat, l'enquête balistique et les reconstitutions... tout cela est vite passionnant et alimente une littérature abondante, notamment sur internet.

. Quelques autres photos en vrac de Dallas :

Sans titre

Sans titre

Sans titre

Sans titre

Texas

Jeudi soir après le boulot, je monte à la Reunion Tower, d’où la vue est remarquable.

Sans titre

Sans titre

Vendredi, jour de depart! Avant de prendre l’avion, je fais un petit tour matinal sur le Katy Trail – une ancienne voie ferrée du temps des pionniers, convertie en piste cyclable. Pas mal de coureurs finalement !

Sans titre

Je passe à proximité d’un bâtiment que je voulais voir, le Kalita Humphrey’s Theater – signé de Franck Lloyd’s Wright en 1959. L’architecture est intéressante, mais le bâtiment manque un peu d’entretien pour être vraiment mis en valeur. Sauvages !

Sans titre

Sans titre

Sans titre



Ce sera tout pour Dallas. Retour en France… il paraît qu’il y a de la neige… !

Minorque

Petit île de l'archipel des Baléares, parfaite pour profiter de la mer pendant une semaine. Superbes criques (parfois bondées, parfois isolées donc désertes) pour plonger, kayak de mer et randonnées sur le Cami de Cavalls, le GR qui fait le tour de l'île.

P1110367

P1110368

P1110379

P1110397

P1110399

Sans titre

Sans titre

Sans titre

Las Vegas

Le meeting bi-annuel de ce printemps 2017 m’amène à Las Vegas. Une semaine après le fin fond du désert Marocain, je ne vous raconte pas le contraste. Mais l’avantage de ces déplacements est qu’ils laissent un peu de temps pour profiter du coin, en marge des meetings.

Photo

Il faut voir Las Vegas pour se la représenter, je ne pourrais pas la décrire. Tout est immense ici, des chambres d’hôtel aux parkings et des autoroutes jusqu’aux attractions touristiques. On peut tout faire ici : du gros 4x4 dans le désert, shooter avec un AK-47, passer la nuit dans des clubs de strip-tease. La capitale du vice draine presque 40 millions de visiteurs chaque année, des US comme du reste du monde.

C’est dépaysant et sociologiquement très intéressant de se promener dans ce temple du consumérisme et du rêve d’argent facile. La débauche de mauvais goût et de kitsch assumé ne rebute pas les visiteurs. En fait, c’est un parc d’attraction géant. Hôtels casinos gigantesques, aux immenses centres commerciaux à thème : les pyramides, New York, Paris, les châteaux-forts, la Rome antique, Venise, les tropiques, il n’y a qu’à choisir. Les établissements ont systématiquement des boutiques de luxe accolées aux zônes de jeu, comme pour inciter le gagnant à dépenser son argent le plus vite possible… et à pousser le joueur hésitant à tenter sa chance au jeu.

Sans titre

Sans titre

Sans titre

Photo

Les visiteurs, ressemblant plus à des zombies, déambulent d’une machine à sous à une boutique de luxe puis à un fast-food, dans un décor artificiel à des années-lumière de l’authenticité des lieux recréés. La clim à fond au milieu du désert et avec des lumières visibles de l’espace.

Sans titre

Sans titre

Bref, vous l’aurez compris, à priori c’est pas trop ma came – ou alors, à dose homéopathique. Mais finalement, on s’y fait bien, pour quelques jours ! Et puis, comme toujours aux US, il y a accès à des zones naturelles incroyables à quelques kilomètres à peine. Le Colorado coule pas très loin, et le point culminant du Nevada à 3600m est tout proche aussi. Donc on va survivre, hein !

Le départ se fait du village Mt Charleston, à 2300m. C’est une sorte de mini-station de vacances, avec de petits chalets de montagne dans les pins.

Le sentier est plutôt bien visible, bien que jamais indiqué : on est ici dans une zone dite de « wilderness », qui a une application très stricte aux US. Aucun impact humain. Rien, nulle part, jamais. On ne ramasse pas un caillou ni un bout de bois mort.

Sans titre

Sans titre

Sans titre

Sans titre

Sans titre

Sans titre

Sans titre

Ca grimpe fort, et le combo « décalage horaire + altitude » n’est pas pour faciliter la performance… Le soleil tape dur, mais la montagne est très belle. Je devrais stopper à 3400m, au pied des difficultés finales pour le sommet, la dernière pente étant raide et enneigée. Un peu frustré, d’autant plus que c’est dur de se dire qu’on reportera le sommet à une prochaine tentative, quand on est à 10000km de chez soi… Tant pis, j’aurais passé un vrai bon moment de montagne dans ce wilderness: seul au monde, au soleil, sans vent. Sur un nuage, presque!



Autre virée, en Arizona cette fois : de l’autre côté du barrage Hoover, que je visiterai tout à l’heure. Le sentier part cette fois direction plein Ouest, depuis un petit parking au bord d’une Highway. Je cours d’abord dans un «wash», soit un canyon sec créé par l’eau de ruissellement (quand il y en a !). Un genre de lit de rivière en graviers, qui serpente désormais entre des parois rouges qui se resserrent. Il se faufile et trouve son chemin au plus facile, en creusant la roche en méandres. Les parois se rapprochent parfois à 1m ou 2 d’écart, et finissent par déboucher sur une petite plage, au bord du Colorado. Magique.

Sans titre

Sans titre

Sans titre

Sans titre

Sans titre

Bain dans le Colorado... :)

Un petit rinçage plus tard, je remonte par les Hot Springs : une source chaude coule dans un cayon étroit que je remonte, les pieds dans l’eau à 45°C.

Sans titre

Sans titre

Pour remonter au parking, le sentier suit encore un wash, puis finit par s’extirper du canyon par une pente raide en pleine chaleur. L'air est ultra sec, et le sol caillouteux rayonne à fond. Arrivé à la voiture, mes chaussures sont à nouveau sèches. Ouf !



Vite fait, je me change à la voiture, et quelques miles plus loin je visite le barrage Hoover, un monument historique national aux US. Construit en 1931 dans un style art-déco, il a fait bosser plusieurs milliers d’ouvriers pendant 5 ans. Des travaux herculéens, pour donner naissance à un ouvrage monumental, longtemps resté le plus grand barrage du monde. Lancé après la crise de 29 pour relancer l'économie par les grands travaux, il reste un monument de l'histoire nationale étasunienne. Le Lake Mead, formé dans le Colorado en amont ressemble à s’y méprendre au Lake Powell en Utah, que nous avions visité cet été.

Sans titre

Hoover Dam

Sans titre

Sans titre

Prochaine étape? To be announced!

précédente page 2 sur 7 suivante »