Ski de Noël

Superbes conditions de ski dans tous les massifs pour cette période pré-Noël. Et comme la suite s’annoncera un peu différente, il a fallu en tirer le maximum de profit.
Juste après les grosses chutes de neige, je solde mes jours de congé de l’année avec cette matinée dans la forêt de Chartreuse, au départ du monastère de Curière et à destination de la Petite Vache. La neige botte déjà beaucoup, mais le passage du Cul de Lampe est toujours sympa. Descente par le Pas de la Biche et la forêt, déjà un peu ravagée par le passage des skieurs du week-end.

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A noter que mon GPS a eu beaucoup de mal à démarrer dans cette forêt chartrousine bien dense.



Sultanes avec Olivier et Lionel : la neige est déjà presque printanière sur les versants Est, ce qui nous offrira une belle descente en moquette de Mars sur le flanc Sud-Est du couloir principal. Après l’avoir remonté depuis Prélenfrey, avoir un peu bataillé dans la forêt, et ouvert nos pupilles à un lever de soleil de science-fiction, nous avons tâté la corniche sans la franchir. Une belle matinée de ski.

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Quelques moments en famille à Autrans, avec du bon ski (de fond et alpin) tous ensemble - avec cette mer de nuages caractéristique de Décembre.

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De passage ensuite pour quelques jours à StGervais en famille, il y aura aussi pas mal de ski : en station d’abord, avec les garçons au Bettex et aux Contamines. Seul aussi, avec un beau voyage au Col des Chasseurs, et sa magique traversée de crêtes depuis le Col de la Cicle : un pied à l’ombre du versant Nord des Contamines, un pied au soleil du Beaufortain au Sud. La combe N offre 900m de ski continu et de pente prononcée : le top quand la neige est bonne.

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J’ai aussi profité des bonnes conditions pour skier un couloir qui était dans la liste depuis quelques temps : le Couloir N de la Pointe de Chaborgne. Après avoir remonté la Combe d’Armancette (réservoir de bonne neige, jamais de soleil) entièrement dévastée par l’avalanche dantesque qui a fermé le village des Contamines 2 semaines plus tôt, je remonte le cône puis le couloir principal.

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Il y a d’abord une première interruption par un ressaut de quelques mètres non enneigé, qui me fait chausser les crampons et contourner par la droite. La suite se redresse bien, et est désormais plus exposée. A la fin de cette section, je m’arrête à 50m de la sortie, le couloir n’étant plus qu’un ensemble de rochers émergents de la neige, impossible à skier. Je suis un peu pris par le temps également, je chausse donc pour la descente.

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Le premier ressaut semble avoir été franchi skis aux pieds par des passages plus anciens, mais c’est franchement trop tendu dans la neige durcie, et expo au-dessus des rochers pour passer à skis, même piolet à la main… Je rechausse donc les crampons pour assurer le coup tranquille dans une bonne niche au-dessus. Enfin, la dernière section de couloir débouche gentiment sur le cône, en neige excellente.

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Dans la combe c’est un peu plus la bataille parmi les arbres arrachés, mais ça reste bien skiant.



Il faudra revenir dans ce couloir avec plus d’enneigement (une chute de neige tardive au printemps par exemple ?) pour pouvoir aller au sommet de la Pointe de Chaborgne avec un meilleur remplissage. Je sais qu’il y aura d’autres opportunités de revenir.

Floride

De retour en Floride, 3 ans après mon dernier trip ici en novembre 2018. C’est le retour des vols long-courrier, avec leurs lots de surprises dans les connexions et les changements de dernière minute. C’est aussi le retour du décalage horaire, des problèmes de sommeil… mais il fait 28°C sous le soleil de Floride, il serait malvenu de se plaindre.

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Après les jours de boulot je me suis réservé comme souvent un peu de temps sur place : les Everglades m’avaient tellement plu la dernière fois que je prévois de redescendre dans le secteur. Malheureusement, une dépression assez pluvieuse s’y installe, je n’aurais pas autant d’opportunités de voir de la faune, et je n’aurais pas non plus les lumières incroyables sur les zones humides.

Mais le ça s’arrange ensuite et j’explore l’immense réserve nationale de Big Cypress, juste au Nord de l’Everglades National Park. Un milieu immense (la taille d’une région française…) entièrement couvert de végétation typique de cette zone marécageuse : des cyprès chauves, des arbustes et des herbes, baignant dans des canaux, des bassins et des marais. Un bayou gigantesque, peuplé de quantités incroyables d’oiseaux et d’alligators. Et bien sûr serpents, tortues et plein d’espèces d’insectes géants. D’immenses hérons bleus attendent le poisson au bord des marais.

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Et les alligators (parfois touts petits comme ce specimen, parfois immenses) prennent le soleil.

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2 routes parallèles traversent cette immense partie de la Floride entre Miami et Naples: le Tamiami Trail (US 41) au Sud et l’Alligator Alley (US 75) plus au Nord. Sur plus de 120km, ces 2 routes traversent d’Est en Ouest la péninsule, à travers des immensités humides sauvages. Sur ces 2 routes, il y a plusieurs points d’accès à la Wilderness, qui ne sont ni plus ni moins que des aires de repos d’autoroute, où en ouvrant une porte dans le grillage anti-faune de l’autoroute, on entre presque littéralement dans Jurassic Park par de rares sentiers souvent inondés de boue (la boucle d'ailleurs initialement prévue n'a pas été possible pour cette raison). On rentre au cœur de Big Cypress.

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J’avais bien aimé Naples la dernière fois, je décide donc d’y retourner. L’ambiance de la plage, où le sable blanc est si fin qu’on dirait du sucre, est très sympa. C’est une ville assez huppée, et les maisons en bord de l’océan sont hallucinantes.

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Les pêcheurs sont tout au bout de la jetée, et les pélicans sont prêts à leur tirer leur prise au dernier moment.

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Automne alpin (2)

Journée en montagne avec François (quality time, comme on dit) pour cette belle sortie alors que le reste de la famille se dirige vers les vacances.

A travers les hêtres jaunes des bois de la Fauge, nous nous dirigeons vers le Pilier Martin et le Gerbier, sommet de la crête Est du Vercors.

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Il fait bien frais dans les bois à l’ombre, et malgré une pause au soleil avant l’attaque, les premières longueurs à l’ombre seront très froides. Difficile de supporter les chaussons d’escalade, et des onglées fréquentes à poser les mains sur le rocher froid.

A l’issue de la première longueur, nous rejoignons un duo d’allemands au relais, et visiblement ils ne sont pas dans leur zone de confort : ils vont tergiverser, nous laisser passer en tête, et finalement rebrousser chemin en constatant l’espacement entre les points d’assurance.

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Ce n’est que du IVsup, et je trouve l’équipement satisfaisant, mais chacun ses standards. Il est vrai qu’on monte parfois presque 5 à 7m au-dessus des points, c’est le jeu sur ce type de voie.

Après 3 longueurs en tête, je laisse passer François devant, après lui avoir rappelé les bases de construction des relais. Il apprendra aussi à trouver le meilleur passage, et garder les yeux bien ouverts pour trouver les pitons et spits placés ici et là. En plus nous venons de passer au soleil, l’ambiance est d’un coup moins austère.

Il passera le mur raide en IVsup de l’avant dernière longueur sans hésiter.

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Arrivés sur la crête au sommet du pilier, nous rejoignons rapidement les arêtes du Gerbier, parcourues par de nombreuses cordées ce jour, mais en traversée depuis la Double Brèche.

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Les arêtes ne posent pas de problèmes, et nous prenons le temps de faire quelques photos sur le Rasoir, le passage esthétique où il faut tenir l’arête avec les mains, les pieds en adhérence sur la dalle.

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Petit rappel de 25m pour descendre du sommet, puis c’est le retour au milieu des bouquetins qui divaguent dans les pentes sous le sommet.

Et toujours ces couleurs… d’autant plus dingues avec la lumière du soir, filtrée par les feuilles !

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Pour se remettre de cette belle sortie – finalement assez longue, rien de mieux qu’un bon burger avant une bonne nuit.

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Automne alpin

Il n’y a qu’un seul week-end comme ça par an, et encore, pas tous les ans !
La combinaison ultime de couleurs d’automne dans les arbres juste à point, de luminosité rasante et de météo parfaite rendant la montagne proprement spectaculaire. La semaine dernière c'était trop tôt, la semaine prochaine il sera trop tard!

Le samedi, sortie rapide aux Dents du Loup avec Eric, entre ombre glacée et soleil accueillant. Les versants sombres sont déjà saupoudrés de neige, nous donnant le plaisir de marcher dans la neige pour la première fois de la saison.
L’arête est sans souci, et même un peu plus rapide que dans mon souvenir, les vues sur le Crozet sont magiques dans la lumière d’automne.

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Le dimanche, nous partons sur les Dalles de la Face Est du Charmant Som en famille. Grimpe plaisir au soleil, et apprentissage des techniques d’escalade non équipée sur cet itinéraire facile mais où il faut placer la plupart de ses points et construire ses relais. Un pas de 4 dans le ressaut à mi-hauteur, qui donnera du fil à retordre à Jocelyn, qui manque encore un peu d’extension pour attraper les bons bacs du dessus !

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Aiguille de la Vanoise

Mauvais temps annoncé par le Sud à partir de Samedi après-midi, notre plan initial tombe à l’eau et on se rabat sur un massif alpin un peu plus au Nord, pour se laisser le temps avant l’arrivée de la perturbation.
La Vanoise donc, y’a pire.
Et l’Aiguille de la Vanoise donc, pour faire dans la grande classique.

Histoire de profiter un peu, nous montons au refuge le vendredi soir, pour profiter des lumières du soleil d’automne couchant et de la bière en terrasse.

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Grasse matinée, et réveil à 7h30, ce qui est pour le moins inhabituel… mais l’attaque de l’Aiguille n’est qu’à un petit 1/4h de marche, on est très vite dedans. Et son orientation fait que le soleil n’y arrive qu’assez tard, donc pas de rush.

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Ça commence par de la grimpe facile dans du rocher bien fracturé et pas trop raide – très chouette.

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La deuxième partie est plus aérienne, avec de nombreux passages en râteaux de chèvre, où on tient l’arête dans les mains, avec les pieds en adhérence sur le côté Sud.

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Enfin, après encore un peu de traversée, on attaque la descente toujours sur le fil, par des pas de désescalade. Un petit rappel d’une quinzaine de mètres nous amène sur le sentier de descente, alors qu’un groupe de grimpeurs attaque seulement l’arête par l’autre côté, et qu’il est 11h. Et qu’ils sont nombreux et (donc) très lents. Et que la perturbation arrive très vite, dans un ciel déjà laiteux. Bref.

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Pour nous la descente sera sans encombre par le vallon de l’Arcellin, jusqu’au parking. Encore une belle classique cochée !



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